• Posted on mars 30, 2013
long metrage

Mon Putain de Long Métrage

Fini ! Après un an d’écriture, trois ans de gestation, dix-sept litres de café, cinq prostituées dont deux que j’ai convaincues de reprendre leurs études, des rires, des larmes, des questions existentielles encore sans réponse, tout ça, tout ça, j’ai fini la première version du scénario de mon long métrage : Une Seconde par Jour.

Et oui, j’en suis content. Maintenant, je cherche des partenaires : des gens qui aiment le film et qui veulent lui donner vie avec moi. C’est le début. C’est très excitant.
A suivre.

UPDATE : Vais au Festival de Cannes du 17 au 25 Mai pour rencontrer des producteurs. Pour me trouver c’est facile : je suis au bar derrière vous.

  • Posted on mars 03, 2013
sheriff's line do not cross

Un Drôle de Monde

Lu dans le New York Times aujourd’hui :

En route vers l’hôpital pour accoucher, un couple de juifs orthodoxes de vingt deux ans est percuté par un chauffard qui prend la fuite : les deux parents meurent ; le bébé, né sur place, survit – en voilà un qui aurait préféré que son début de vie ressemble moins à un début de roman. Un homme se reposant dans sa chambre est littéralement avalé par la terre ; les secours ne parviennent pas à retrouver le corps et la maison construite sur un sol instable (c’est le moins qu’on puisse dire) doit être détruite – pensez-y la prochaine fois que vous entendrez quelqu’un dire qu’il aurait mieux fait de rester couché. Un résident de Brooklyn enquête sur « le crime de son enfance » lorsque, trente ans plus tôt, le fils des voisins est allé ouvrir la porte à un déséquilibré qui lui a versé de l’acide sur la tête –  aveugle et défiguré, l’enfant a survécu, grandi, et travaille aujourd’hui pour la NASA. Quant au policier qui avait prévu de kidnapper une femme pour l’égorger, la découper, la cuisiner puis la manger, son procès suit son cours.

Ca fait toujours un effet étrange quand des articles distincts écrits par des journalistes différents semblent se répondre et peindre un même tableau – surtout dans le New York Times qui n’a pas l’habitude de verser dans le racolage. Pour peu, on se croirait au début de Ghostbusters II, quand la rivière souterraine de slime provoque une accumulation d’incidents étranges annonçant la venue de Vigo des Carpates (vous savez : « la tristesse de Moldavie ») et la fin du monde. Dans le film, ils s’en sortent en faisant défiler la statue de la Liberté dans les rues de New York. Nous, je vois pas trop ce qu’on peut foutre.

(« Etre un misérable con et traiter son prochain comme de la merde est le droit que Dieu a donné à tous les New Yorkais ! » – le maire de New York)

  • Posted on février 12, 2013
Festivals La Rochelle, Marrakech et Clermont Ferrand

Trois Festivals en Un

Bon, je suis à la bourre et j’ai pas que ça à foutre alors voilà :

Festival de La Rochelle (Juillet) : c’était super, comme d’habitude. Pas de compétition et surtout l’occasion de voir des classiques. Ce qui m’a marqué : Amour de Haneke (dur, mais beau, mais dur), Lola de Jacques Demi (superbe), Le Voleur de Bagdad de Raoul Walsh (avec ce gros cabotin de Douglas Fairbanks, magnifique surtout avec le piano live), Documenteur d’Agnès Varda (simple, juste et beau, c’est rare que l’amour maternel soit aussi bien montré), la Sorcellerie à travers les âges de Benjamin Christensen (un docu des années 20 très drôle, piano live). J’ai vu d’autres trucs mais c’était moins bien. Ah et oui : expo et masterclass Agnès Varda, drôle et pertinente comme d’habitude.

Festival du film de Marrakech (Décembre) : super aussi. Une sorte de mini Cannes beaucoup plus accessible. Ce qui m’a plu : Fatal de Donku Lee (su-per-be, touchant et fort, mon coup de coeur coréen), Les Chevaux de Dieu de Nabil Ayouch (des bidonvilles au terrorisme, un Il était une fois en Amérique marocain), the Attack de Ziad Doueiri (j’avais pas lu le bouquin de Yasmina Khadra mais le film est très réussi). Et surtout, cette année encore, des master class incroyables : Darren Aronofsky et Jonathan Demme : des types formidables qui vous parlent cinéma comme si vous étiez l’un des leurs. Et aussi : le docu de Katrine Boorman (la fille de John Boorman), Me and Me Dad, très bien.

Et enfin, le Festival du film court de Clermont Ferrand. C’était génial, j’ai pas encore complètement débourré. Il paraît même qu’ils projetaient des films mais j’ai rien vu. Voilà.

  • Posted on octobre 26, 2012
Vu du Brooklyn Bridge.

New York-sur-Mer

Oui : j’ai invité ma mère à New York. Et contrairement à toutes vos prévisions apocalyptiques, ça s’est très bien passé. On est rentré sains et saufs, je ne l’ai pas reniée, elle ne m’a pas déshérité : tout va bien. Elle veut même y retourner. Y’a que ma banque qui fait un peu la gueule mais c’est une autre histoire. (L’agence est en plein travaux et je crois que ça les rend irritables. Encore une autre histoire.)

Et à quelques moments bien choisis du séjour – quand elle avait mal aux pieds et moi non, de préférence en fin de journée juste avant le coucher du soleil – je me suis échappé pour faire de la bonne vieille photo de rue. Leica M6, Summicron 50mm et pellicule Kodak Ektar.

Pour voir toutes les photos : Lire la suite…

  • Posted on octobre 10, 2012
oiseaux_barriere

Recommencer à Zéro

Tous les quatre ans ça me prend. Toujours une année Olympique, vous remarquerez. Et à chaque fois, j’y passe un temps colossal et pour quel résultat ?

Oui, j’ai encore refait mon site et moi non plus je ne suis pas bien sûr de savoir pourquoi. Ou pour qui. Ma mère viendra de toute façon, que je le refasse ou non. Quant au reste du monde, ce serait surprenant qu’il cesse tout à coup de s’en foutre parce que j’ai changé la couleur des typos. Soit. Mettons que je le refais pour moi.

Alors qu’y a-t-il de nouveau par rapport aux versions précédentes ? C’est simple : rien. Il est plus sombre, écrit plus petit et avec moins de choses. Et il est beaucoup plus compliqué à utiliser. Il y aura de jolies photos mais elles seront minuscules et très dures à afficher. Voilà.

Quant à la photo d’en-tête des pigeons qui s’envolent, elle n’a aucun rapport. Si vous en voyez un, vous êtes probablement cinglé(e).
(Et dans ce cas-là, évidemment : bienvenue. )